Sky 56 à Lyon par Chaix & Morel et Associés et AFAA architecture

Localisation :

Certifications :

Fabricants du projet :

Budget :

74800000

Surface :

31500

Parcelle :

3300

  • 2011 : Date de concours
  • Avril 2013 : Dépôt du permis de construire
  • Automne 2015 : Début du chantier
  • Août 2018 : Date de livraison
  • Février 2019 : Emménagement des locataires


Le quartier d’affaires lyonnais Part-Dieu vient de recevoir une nouvelle opération immobilière dessinée par Chaix & Morel et Associés avec AFAA architecture. Cet immeuble de bureaux vient s’insérer le long de la voie ferroviaire de la gare de Lyon Part-Dieu qui est actuellement en travaux. La tour Sky 56 qui s’achèvera au 31 décembre 2018 avec un aménagement de ses locataires en février a couté 74,8 millions d’euros pour une surface de plancher de 31 500 m2.

© Renaud Araud

Un mariage de deux maîtrises d’ouvrages

Sky 56 est une masse imposante, toutefois, c’est une volumétrie qui n’était pas planifiée dans le plan urbain. En effet, la parcelle est le résultat d’une fusion entre deux lots, le 5 et le 6. Icade et Linkcity voulant installer leurs sièges régionaux au cœur de la Part-Dieu, la SPL Lyon Part-Dieu propose ainsi de fusionner ces deux terrains leur permettant ainsi de construire un IGH.

© Renaud Araud

La parcelle de Sky 56 se situe au croisement de l’avenue Félix Faure et de la rue Mouton Duvernet dans le troisième arrondissement. Il est à noter que deux tours sont planifiées au Sud de celle-ci avec une hauteur de 80 et 130 mètres. Toutefois, il n’y a pas encore d’investisseurs sur ces dernières, donc nous risquons d’attendre encore un certain temps. De l’autre côté de la voie ferroviaire, c’est Dominique Perrault qui va livrer en 2022 la Two Lyon, une tour de 170 mètres pour le compte de Vinci Immobilier.

© Renaud Araud

La tour jouit d’une grande visibilité sur l’axe Est-Ouest. À l’Est avec l’espace vide généré par les voies SNCF, elle bénéficie d’une vue directe sur le quartier du Vieux-Lyon. À l’ouest, elle est bordée par l’esplanade du Dauphiné, avec une vue sur le Mont-Blanc les jours ensoleillés.

© Didier Boy de la Tour

Et aussi un mariage d’architectes

À l’origine, les deux maîtrises d’ouvrages lancent un concours privé, trois agences se disputent le projet, l’agence belge 54N4E, l’Agence Nicolas Michelin et Associés et l’agence Chaix & Morel et Associés. À ce moment-là, une agence lyonnaise joue la carte de l’audace afin de proposer son aide à l’agence Chaix & Morel et Associés.

© Didier Boy de la Tour

Bien souvent l’architecte associé se contente de faire du suivi de travaux. Dans le cas de Sky 56, AFAA architecture n’a pas caché son souhait d’en faire un peu plus. Les deux chefs de projets étant sur la même longueur d’ondes, ils décident alors de se partager le projet en deux.

© Didier Boy de la Tour

Une masse à morceler

L’enjeu pour les architectes se dessine très vite, il faut construire 32 000 m2 de bureaux sur une parcelle de 3 300 m². L’AUC, qui est en charge de l’urbanisme du quartier les contraint à une hauteur de la dernière dalle supérieure à 50 mètres, tandis que la proximité avec la voie SNCF oblige à ne pas construire sur une bande de 8 mètres de profondeur. Comme vous l’aurez compris, entre le programme et le gabarit constructible, l’écart est faible.

© CMA-AFAA

Le second enjeu du projet qui découle de la réglementation IGH fut de compacifier au maximum le noyau central qui contient les distributions verticales. Rémi Van Nieuwenhove, architecte associé chez Chaix & Morel et Associés, s’amuse à décrire le projet comme étant un « IGLarge ». En effet, l’immeuble de bureaux possède une largeur de 38 mètres pour une hauteur de 56 mètres. Le noyau de la tour contient les batteries d’ascenseurs, les escaliers et les sanitaires. Il est symétrique permettant ainsi de scinder l’usage de l’étage en deux.

© Renaud Araud

Au moment des premiers coups de crayon, les architectes ont imaginé de créer des failles végétales, mais très vite, ils se sont heurtés à des problématiques techniques. C’est donc des balcons qui ont remplacé la végétation. Il est à noter que la présence de balcon est assez rare pour un IGH, notamment à cause de la règle du c+d de la réglementation incendie. Les treize plateaux de 2 200 m2 sont divisibles aisément en quatre.

© Renaud Araud

Une grande partie de la toiture est accessible, ce rooftop a été conçu afin de s’ouvrir vers le public. Toutefois, au quotidien, l’ouverture au public de la toiture demande la présence d’un vigile, ce qui restreint cette possibilité à des évènements ponctuels.

© Didier Boy de la Tour

Pour ce qui est des utilisateurs, la Tour est en grande partie occupée par Orange, l’opérateur de téléphonie occupe les étages 6 à 13 de la tour Sky 56. Bouygues Construction occupe le deuxième étage et la moitié du troisième. Icade l’autre moitié du troisième avec le quatrième étage. Le cinquième étage cherche encore son locataire tout comme le commerce au rez-de-chaussée.

Les deux premiers niveaux de Sky 56 accueille le club de fitness Keep Cool sur 630 m2, une crèche de 55 berceaux et un restaurant d’entreprises de 800 couverts/jour. Tout comme le rooftop, ce restaurant a été conçu de manière à pouvoir recevoir le grand public, toutefois, cette décision reviendra à l’exploitant.

© CMA-AFAA

Un verre sérigraphié

La tour se distingue visuellement par deux éléments, ses failles et ses sérigraphies qui fonctionnent de concert. Les failles ont pour objectif de casser l’épaisseur de la tour et de la rendre plus verticale. D’ailleurs, les architectes regrettent de ne pas avoir pu ajouter quatre ou cinq étages. Les failles suivent un jeu d’inclinaison de 15°, ce choix identique à chaque biais a permis aux architectes de standardiser le module de vitrage de chez AGC.

© CMA-AFAA

Les architectes expliquent : « La sérigraphie efface au maximum les éléments horizontaux incontournables d’un bâtiment comme le nez de planchers ou les retombées de faux plafond. Plus la sérigraphie est proche des arrêtes du bâtiment, plus celle-ci est dense afin d’accentuer la silhouette, les contours et les formes en pente des façades. Le choix d’une sérigraphie « side-one » inaltérable, sur la face extérieure du verre, n’est pas non plus anodine puisqu’elle lui permet de rester perceptible malgré le reflet des vitrages sous certains angles ».

© CMA-AFAA

Choix techniques et environnementaux de Sky 56

Du point de vue environnemental, la tour Sky 56 obtient la certification BREEAM et HQE Excellent (RT2012 -55%). Construite par Bouygues Construction Sud-Est en 34 mois, la nouvelle tour du quartier de la Part-dieu est coiffée par 250 panneaux photovoltaïques qui cumulent 310 m2 de surface solaire.

© CMA-AFAA

Entreprises du projet :

Icade

Foncière, développeur et promoteur, Icade est un opérateur immobilier intégré, qui conçoit des produits et des services immobiliers innovants pour répondre aux nouveaux usages et modes de vie urbains. Plaçant la…

Linkcity

AFAA architecture

Agence d’architecture basée à Lyon fondée par Philippe Audart et Marc Favaro en 1999 sous le nom de Audart-Favaro associés. C’est en 2008 que l’agence se renomme AFAA architecture avec l’arrivée de l’architecte…

Chaix & Morel et associés

Les projets de l’Atelier sont le fruit d’un travail d’équipe, seule réponse possible face à la pratique de l’architecte aujourd’hui. Fondé en 1983 par Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, l’Atelier…

Derniers projets :

La SMAC, Scène de Musiques Actuelles d’Amiens dessinée par Chartier-Corbasson

L’agence Chartier Corbasson va construire la SMAC, nouvelle Scène de Musiques Actuelles d’Amiens dans le quartier Saint Leu. Le projet fait un moulage en béton de la morphologie du quartier.

Proposition de Clément Blanchet Architecture pour le pavillon France Dubaï 2020

Minérale à l’extérieur, végétale à l’intérieur, découvrez la proposition finaliste de Clément Blanchet Architecture pour le pavillon France de l’exposition Universelle de Dubaï 2020. Les architectes nous racontent leur expérience.

Fondation-s à Paris par Lobjoy-Bouvier-Boisseau Architecture

L’agence Lobjoy-Bouvier-Boisseau Architecture a restructuré un immeuble au coeur du Marais dans Paris en ensemble tertiaire et espace d’exposition pour la Fondation Henri Cartier-Bresson et la Fondation François Sommer.

Le Pavillon France pour l’Exposition Universelle de Dubaï 2020 dessiné par l’Atelier du Prado

Découvrez le pavillon de la France pour l’exposition universelle de Dubaï 2020 en détail dessinée par les architectes de l’Atelier du Prado.

École maternelle Nicolas Vanier à Barjouville par SBBT Architecture

L’agence SBBT Architecture fondée par Sophie Berthelier et Benoît Tribouillet en 2008 a livré une école maternelle colorée pour la ville de Barjouville. L’école a la particularité d’être enveloppée de tuiles et de bardeaux en terre cuite de Terreal.

Un restaurant universitaire chapeauté par des bureaux à Palaiseau par SUD Architectes

Le promoteur Kaufman & Broad va réaliser un immeuble de bureaux avec un restaurant universitaire de 1 500 couverts sur le plateau de Saclay. Dessiné par SUD Architectes, le projet comprend…


Le quartier d’affaires lyonnais Part-Dieu vient de recevoir une nouvelle opération immobilière dessinée par Chaix & Morel et Associés avec AFAA architecture. Cet immeuble de bureaux vient s’insérer le long de la voie ferroviaire de la gare de Lyon Part-Dieu qui est actuellement en travaux. La tour Sky 56 qui s’achèvera au 31 décembre 2018 avec un aménagement de ses locataires en février a couté 74,8 millions d’euros pour une surface de plancher de 31 500 m2.

© Renaud Araud

Un mariage de deux maîtrises d’ouvrages

Sky 56 est une masse imposante, toutefois, c’est une volumétrie qui n’était pas planifiée dans le plan urbain. En effet, la parcelle est le résultat d’une fusion entre deux lots, le 5 et le 6. Icade et Linkcity voulant installer leurs sièges régionaux au cœur de la Part-Dieu, la SPL Lyon Part-Dieu propose ainsi de fusionner ces deux terrains leur permettant ainsi de construire un IGH.

© Renaud Araud

La parcelle de Sky 56 se situe au croisement de l’avenue Félix Faure et de la rue Mouton Duvernet dans le troisième arrondissement. Il est à noter que deux tours sont planifiées au Sud de celle-ci avec une hauteur de 80 et 130 mètres. Toutefois, il n’y a pas encore d’investisseurs sur ces dernières, donc nous risquons d’attendre encore un certain temps. De l’autre côté de la voie ferroviaire, c’est Dominique Perrault qui va livrer en 2022 la Two Lyon, une tour de 170 mètres pour le compte de Vinci Immobilier.

© Renaud Araud

La tour jouit d’une grande visibilité sur l’axe Est-Ouest. À l’Est avec l’espace vide généré par les voies SNCF, elle bénéficie d’une vue directe sur le quartier du Vieux-Lyon. À l’ouest, elle est bordée par l’esplanade du Dauphiné, avec une vue sur le Mont-Blanc les jours ensoleillés.

© Didier Boy de la Tour

Et aussi un mariage d’architectes

À l’origine, les deux maîtrises d’ouvrages lancent un concours privé, trois agences se disputent le projet, l’agence belge 54N4E, l’Agence Nicolas Michelin et Associés et l’agence Chaix & Morel et Associés. À ce moment-là, une agence lyonnaise joue la carte de l’audace afin de proposer son aide à l’agence Chaix & Morel et Associés.

© Didier Boy de la Tour

Bien souvent l’architecte associé se contente de faire du suivi de travaux. Dans le cas de Sky 56, AFAA architecture n’a pas caché son souhait d’en faire un peu plus. Les deux chefs de projets étant sur la même longueur d’ondes, ils décident alors de se partager le projet en deux.

© Didier Boy de la Tour

Une masse à morceler

L’enjeu pour les architectes se dessine très vite, il faut construire 32 000 m2 de bureaux sur une parcelle de 3 300 m². L’AUC, qui est en charge de l’urbanisme du quartier les contraint à une hauteur de la dernière dalle supérieure à 50 mètres, tandis que la proximité avec la voie SNCF oblige à ne pas construire sur une bande de 8 mètres de profondeur. Comme vous l’aurez compris, entre le programme et le gabarit constructible, l’écart est faible.

© CMA-AFAA

Le second enjeu du projet qui découle de la réglementation IGH fut de compacifier au maximum le noyau central qui contient les distributions verticales. Rémi Van Nieuwenhove, architecte associé chez Chaix & Morel et Associés, s’amuse à décrire le projet comme étant un « IGLarge ». En effet, l’immeuble de bureaux possède une largeur de 38 mètres pour une hauteur de 56 mètres. Le noyau de la tour contient les batteries d’ascenseurs, les escaliers et les sanitaires. Il est symétrique permettant ainsi de scinder l’usage de l’étage en deux.

© Renaud Araud

Au moment des premiers coups de crayon, les architectes ont imaginé de créer des failles végétales, mais très vite, ils se sont heurtés à des problématiques techniques. C’est donc des balcons qui ont remplacé la végétation. Il est à noter que la présence de balcon est assez rare pour un IGH, notamment à cause de la règle du c+d de la réglementation incendie. Les treize plateaux de 2 200 m2 sont divisibles aisément en quatre.

© Renaud Araud

Une grande partie de la toiture est accessible, ce rooftop a été conçu afin de s’ouvrir vers le public. Toutefois, au quotidien, l’ouverture au public de la toiture demande la présence d’un vigile, ce qui restreint cette possibilité à des évènements ponctuels.

© Didier Boy de la Tour

Pour ce qui est des utilisateurs, la Tour est en grande partie occupée par Orange, l’opérateur de téléphonie occupe les étages 6 à 13 de la tour Sky 56. Bouygues Construction occupe le deuxième étage et la moitié du troisième. Icade l’autre moitié du troisième avec le quatrième étage. Le cinquième étage cherche encore son locataire tout comme le commerce au rez-de-chaussée.

Les deux premiers niveaux de Sky 56 accueille le club de fitness Keep Cool sur 630 m2, une crèche de 55 berceaux et un restaurant d’entreprises de 800 couverts/jour. Tout comme le rooftop, ce restaurant a été conçu de manière à pouvoir recevoir le grand public, toutefois, cette décision reviendra à l’exploitant.

© CMA-AFAA

Un verre sérigraphié

La tour se distingue visuellement par deux éléments, ses failles et ses sérigraphies qui fonctionnent de concert. Les failles ont pour objectif de casser l’épaisseur de la tour et de la rendre plus verticale. D’ailleurs, les architectes regrettent de ne pas avoir pu ajouter quatre ou cinq étages. Les failles suivent un jeu d’inclinaison de 15°, ce choix identique à chaque biais a permis aux architectes de standardiser le module de vitrage de chez AGC.

© CMA-AFAA

Les architectes expliquent : « La sérigraphie efface au maximum les éléments horizontaux incontournables d’un bâtiment comme le nez de planchers ou les retombées de faux plafond. Plus la sérigraphie est proche des arrêtes du bâtiment, plus celle-ci est dense afin d’accentuer la silhouette, les contours et les formes en pente des façades. Le choix d’une sérigraphie « side-one » inaltérable, sur la face extérieure du verre, n’est pas non plus anodine puisqu’elle lui permet de rester perceptible malgré le reflet des vitrages sous certains angles ».

© CMA-AFAA

Choix techniques et environnementaux de Sky 56

Du point de vue environnemental, la tour Sky 56 obtient la certification BREEAM et HQE Excellent (RT2012 -55%). Construite par Bouygues Construction Sud-Est en 34 mois, la nouvelle tour du quartier de la Part-dieu est coiffée par 250 panneaux photovoltaïques qui cumulent 310 m2 de surface solaire.

© CMA-AFAA

Obtenez plus d'informations (surface, budget...) sur le projet en consultant la version ordinateur.

  • 2011 : Date de concours
  • Avril 2013 : Dépôt du permis de construire
  • Automne 2015 : Début du chantier
  • Août 2018 : Date de livraison
  • Février 2019 : Emménagement des locataires

Cliquez sur les images pour lancer la galerie du projet :

Partagez
Tweetez
Partagez
Email